Le Club Cyclope d’Edgar Parent

Le Club Cyclope d’Edgar Parent

Septembre 2019 : Le Club Cyclope ouvre ses portes sous la plume d’Edgar Parent. Un club de détective à l’ancienne, où déductions et cellules grises prennent le pas sur les expertises scientifiques et autres courses-poursuites. C’est dans la discrétion d’un bar de quartier, tout au fond d’une salle qu’on imagine facilement embrumée, que les protagonistes se retrouvent semaine après semaine. Mais le Club Cyclope empreinte aussi aux codes actuels des séries télévisés et apporte son lot de twists et de cliffhangers.

Edgar, bonjour. Qu’est-ce que le Club Cyclope au juste ?

Edgar : Le Club Cyclope, c’est l’histoire de 5 amis, férus d’énigmes, qui se retrouvent tous les vendredi pour décompresser. Et comme leurs métiers ont un lien avec la justice ou les faits divers, la conversation s’oriente tout naturellement vers les affaires dont ils s’occupent. Il y a une juge d’instruction, un avocat, un auteur de roman policier, un commissaire de police et une journaliste. Ils se mettent donc à s’échanger des idées sur les mystères qu’ils croisent chacun dans leurs métiers respectifs. Et chaque rencontre est pour eux l’occasion de mettre à l’épreuve leurs petites cellules grises.

Il y a du Agatha Christie dans ce pitch ou je me trompe ?

Pas seulement. C’est un hommage, oui, au Club du mardi d’Agatha Christie avec Miss Marple mais aussi au Club des Veufs Noirs d’Isaac Asimov. J’avais cette envie-là, cette idée-là, de retrouver régulièrement un groupe d’amis unis par le même intérêt, celui de résoudre des affaires criminelles. Et l’envie aussi de les suivre, d’affaires en affaires, de les voir évoluer.

Le Club Cyclope, c’est donc un club de détective ?

Oui, mais par la force des choses, j’ai envie de dire. Ils ne sont pas auto-proclamés détectives. Ce sont leurs rendez-vous, leurs discussions qui les ont amenés à fonder ce club. Un club qui n’avait pas d’existence médiatique. C’était un club ultra privé, une sorte de jeu de cluedo en mode réel. C’est Naïma, la journaliste dans l’histoire, qui décide d’écrire une série d’article sur le Club Cyclope et qui lui donne, de fait, une naissance, une reconnaissance, un poids médiatique. Et c’est à ce moment-là que l’histoire commence. Et les ennuis aussi.

C’est la morale de l’histoire ? Les ennuis commencent avec la naissance médiatique ?

Il n’y a pas de morale à l’histoire. Le propos du roman comme celui de la série est d’abord d’offrir un whodunit bien ficelé que les lecteurs ou les auditeurs peuvent tenter de résoudre en activant leurs petites cellules grises. Ensuite, en filigrane, une question affleure, certes, que l’on peut se poser. A l’heure de twitter, de facebook et de l’avènement des réseaux sociaux, que reste-t-il de la vérité ? Celui qui a raison, ce n’est pas le dernier qui a parlé, mais c’est celui qui aura le plus de followers ou qui saura attendrir le plus d’internautes. La vérité a implosée, elle n’a plus lieu d’être quand chacun présente la sienne dans une jolie petite boite enrubannée d’un gros nœud rose-bonbon.

Le recueil comprend douze nouvelles…

Douze me semblait un bon chiffre ! Les douze coups de minuit, l’heure du crime…

Ce sont des douze affaires, sans lien les unes et les autres, et pourtant quelque chose les relie.

Oui, mais je ne veux pas dévoiler l’intrigue et je ne veux pas trop en dire. Pour rester dans le flou, disons que je voulais intégrer un peu de modernité dans le récit. Je ne voulais pas qu’une fois l’affaire réglée, les héros passent à une autre. Les crimes résolus ont une incidence tout au long du recueil. Il y a un fil rouge qui traverse le recueil, jusqu’à la révélation finale.

Ce sont des codes de séries télévisées, non ?

Oui, tout à fait. Les personnages évoluent de chapitre en chapitre, ils ne sont pas figés. Ils vivent. C’était important pour moi d’ajouter cet aspect-là. Il y a des surprises, des rebondissements, des cliffhangers…

Vous avez commencé à écrire la suite ?

Je viens de terminer le plan des douze prochaines histoires du tome 2, oui, mais rien n’est encore écrit.

Quelle est votre roman policier préféré ?

Ouh la, j’en ai des tonnes. Je dirais déjà le Club des Veufs Noirs et la série sur les robots, d’Asimov. Et ceux de John Dickson Carr.

Le roman dont est issue l’adaptation, « Le Club Cyclope ouvre l’oeil et le bon » est disponible en pré-commande et sortira en septembre 2019.

Propos recueillis par Laetitia Styx.